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EN ATTENDANT GODOT en tournée au théâtre // du livre à la scène mon avis

En attendant Godot ou plutôt en espérant Godot, le guide d’un avenir meilleur

Après la lecture de En attendant Godot de Samuel Beckett, je me suis rendue au Théâtre afin de compléter ma lecture par le biais d’une adaptation théâtrale.

Les metteurs en scènes ont fait le choix de revisiter cette pièce, faisant partie du théâtre de l’absurde, en issant dans la peau de Vladimir et Estragon, deux migrants africains interprétés par Michel Bohiri et Fargass Assandé.

Deux vagabonds, Vladimir et Estragon attendent un certain Godot, un être supposé à leur venir en aide, mais de quoi ? Deux protagonistes (= personnages principaux) qui, pour rendre supportable l’insupportable, s’inventent des jeux, des dialogues rimant à rien, juste à passer cette attente sans fin. Il feront la rencontre de deux autres hommes : Pozzo et Lucky. Pozzo prétend être le propriétaire de l’endroit où Vladimir et Estragon se trouvent. Il est accompagné de Lucky, un homme supposé être son esclave.

Le texte qu’ont interprété les comédiens n’a pas été modifié, il a été respecté aux pieds et à la lettre. Le décor était magnifique, minimaliste et fidèle au livre : un arbre, de la terre, un chemin, une espèce de grosse pierre. Les éclairages changeaient petit-à-petit suivant le moment de la journée. Il n’y avait aucune musique ce qui permetaient à nous spectateurs, de ressentir cette attente pesante.

Le jeu théâtral du comédien Marcel Bozonnet m’a particulièrement marqué ; il a parfaitement interprété le rôle de Pozzo, que j’imaginais : petit, futé, malin, égoïste.

Les protagonistes étaient vêtus de vieux vêtements sales tandis que Pozzo, son costume était propre et repassé, ce qui nous montrait l’écart économique des personnages. Lucky était habillé d’un costume rayé qui rappelait les « races inférieures » lors du régime hitlérien.

Cette représentation a suscité en moi la curiosité ; après multiple réflexions, j’ai pu comprendre le sens de cette mise en scène. Vladimir et Estragon représentaient deux migrants attendant quelqu’un (Godot dans la pièce) qui leur est indispensable pour aller ailleurs, vers leur Eldorado. Pozzo n’est autre que la représentation du nazisme ; il tient en laisse Lucky son esclave qui est une « race inférieur » pour qu’il travaille à son profit comme les Juifs …etc dans les camps nazis.

Pour conclure, je recommande vraiment cette interprétation aux personnes de plus de quinze ans. Certes dure à comprendre, mais c’est l’occasion même de se cultiver un peu sur ce grand classique. De plus, le jeu des comédiens est formidable, ça en vaut le détour. Je n’avais pas très bien compris le but du livre et grâce à la pièce j’ai pu mieux comprendre même si en soit, l’histoire reste absurde. Je vous recommande d’aller voir si dans un des théâtres près de chez vous la pièce est représentée. Ça reste un classique de la littérature. Je sais que c’est spécial et que oui, on peut ne pas réellement comprendre tous de la même façon la pièce mais le but n’étant pas de la lire/la voir pour comprendre quelque chose de simple mais plutôt de se questionner sur la vie.

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